lundi 7 mai 2012

Gourcuff, le retour ?


Nous n’allons pas épiloguer sur le match nul (1-1) de l’Olympique Lyonnais face à Brest. Des occasions en pagailles ratées par l’OL, ou plutôt sauvées par Elana. Et un but brestois sur leur seule (vraie) action de buts. Au-delà de cette contre-performance, qui privera les gones d’une participation en ligue des champions la saison prochaine, un homme a tiré son épingle du jeu : Yoann Gourcuff.

Critiqué par l’ensemble des journalistes depuis son arrivée dans le Rhône, l’ancien bordelais semble retrouver un nouveau souffle. Dans tous les bons coups hier soir, le meneur de jeu de l’OL a réalisé une bonne prestation. Titularisé pour la troisième fois d’affilé par Rémi Garde, il a même réussi à retrouver le chemin des filets. Une première depuis la 12ième journée, et un but face à Saint-Etienne. Le numéro 8 de l’OL a également réussi quelques gestes de grande classe. D’abord une ouverture depuis la surface de réparation de Lloris, qui trouve parfaitement Gomis. Puis un excellent travail côté gauche pour servir Lisandro qui oblige Elana à la parade. Une première période de qualité puis une petite baisse de régime en seconde période. Encore un peu court physiquement probablement. Oui, nous sommes encore loin du Gourcuff de Bordeaux.

Suffisant pour l’Euro ?             

Depuis quelques rencontres, Gourcuff montre un tout autre visage. Puis ce n’est un secret pour personne : il est dans les petits papiers du sélectionneur Laurent Blanc. Celui qui a été son mentor chez les Girondins, apprécie fortement ses qualités. Avec la blessure d’Abou Diaby et la saison en demi-teinte de Marvin Martin, l’ancien milanais a des raisons d’espérer. Mais avec seulement onze matchs disputés cette saison en championnat, le morbihannais n’est pas en position idéale pour être du voyage en Pologne. La forme du moment d’Hatem Ben Arfa ne pèse pas non plus en sa faveur.

La balle est désormais dans le camp de Laurent Blanc. Réponse au mois de mai.

Romain Colange

samedi 5 mai 2012

Arsenal se saborde

L'égalisation à la 85 ème minutes risque de coûter cher à Szczesny
Les gunners ont été tenu en échec (3-3) face à Norwich en match avancé de cette 37ème journée.  Arsenal manque donc l'occasion de mettre la pression sur Tottenham et Newcastle et reste à porter de fusil de ses poursuivants.

Les  Gunners ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Car ils ont été incapable de tenir 2 fois le score face à une équipe valeureuse. Pis, les canaris de Norwich auraient mérité de mené plus largement à la marque à la mi-temps.

Il faut croire que l'ouverture du score de Yossi Benayoun après 70 secondes à décomplexer une équipe de Norwich habituée aux performances face aux ténors de Premier League.  Les gunners ont été méconnaissable, une équipe coupée en deux comme rarement, laissant le pauvre Song bien seul face aux vagues jaunes, symbolisées par les slaloms de Jackson et le but de Holt. 

Wenger, déçu pour sa 900 ème sur le banc des gunners
Vexés, ArsèneWenger va effectuer des changements qui vont totalement changer la donne. Oxlade-Chamberlain, percutant sur le côté droit, et Chamack ont offert un visage plus habituel des gunners. L'inévitable Robin Van Persie s'est fendu d'un nouveau doublé. " He scores when he wants" disent de lui les supporters d' Arsenal. Avec 30 buts au compteur, les statistiques ne leur donnent pas tord.


Mais  c'est encore et toujours  dans l'efficacité défensive qu'Arsenal pêche. A 3-2 à cinq minutes de la fin, l'équipe de Wenger à continuer à se jeter à l'abordage. Ce manque de maturité fait vraiment défaut à cette équipe qui prétend à jouer les premiers rôles en Champions League. Un mauvais alignement sur le 3ème but de Norwich, un Gibbs à a peine et voilà les gunners qui n'ont plus leur destin entre leurs mains.


Autre mauvaise nouvelle pour arsenal, la blessure de Bakary Sagna. L'international français s'est à nouveau fracturé le péroné sur une action anodine. Conséquence tragique pour le l'ancien auxerrois qui loupera l'Euro. 

La 900ème de Wenger sur le banc des gunners a été  plus proche du fiasco que du feu d'artifice. Même si on l'a vu pesté pour un pénalty oublié évident sur Van Persie en toute fin de match, le coach français sait que son équipe à rater une nouvelle fois le coche. Comme d'habitude...

Jérôme Olivari

jeudi 3 mai 2012

Résumé 36ème journée: Tout est relancé

Dans la course au Scudetto, Milan profite du faux pas de la Juve pour revenir à un tout petit point. Suspense aussi pour les places européennes. En bas de tableau, Lecce et le genoa sont toujours à la lutte pour se sauver de la relégation.

Muriel, Robin des Bois du Milan AC


Le colombien a joué un sale tour au club piémontais au plus grand bonheur des milanais. Alors que la Juventus se dirigeait tranquillement vers un nouveau succès, l'attaquant de Lecce a profité d'une erreur de Gianluigi Buffon pour égaliser à 5 minutes du coup de sifflet final.

Incapable de tuer le match face à un adversaire à 10, les turinois peuvent se mordre les doigts. Vidal, pourtant buteur lors des deux derniers matches s'est montré maladroit. La pression du titre  s'est faite ressentir au fur et à mesure de la partie, rendant les turinois plus fébrile qu' habituellement.

Son concurrent direct, lui n'a pas laissé passer sa chance. Muntari a rapidement ouvert le score. Mais contrairement aux turinois, les milanais se sont contentés de gérer, poignardant l'Atalanta dans les arrêts de jeu  sur une tête de Robinho. L'espoir est plus que jamais présent pour des milanais qui arrivement surmotivés pour le derby dimanche. " On arrive gonflé à bloc"  a déclaré Massimiliano Allegri.

L'inter cale, Naples en route vers la Champions League


Naples profite de la première défaite de l'Inter sous l'aire Stramaccioni et du nul des deux équipes romaines pour se détacher du groupe de  prétendants à l'Europe. Mais l'Udinese vainqueur chez la lanterne rouge Cesena (0-1) garde le rythme. La lutte pour la 3ème place s'annonce indécise. Pour le quatuor européen pour la Champions League, les années se suivent et se ressemblent.

Le pétage de plomb de Delio Rossi


Le coup de sang de l'entraineur de la Fiorentina lui aura été fatal. Alors qu'il est mené 2 buts à 1 contre Novare, Delio Rossi fait sortir Adem Ljajic à une demi-heure de la fin du match. Ljajic chambreur, le félicite. Ce qui n'est pas du goût de son entraineur qui l'empoigne  et le frappe violemment. Le spectre de la descente qui menaçait la viola a créer une ambiance électrique qui aura eu raison de l'entraineur. Le président, dès la fin du match a annoncé le licenciement de son coach pour " acte grave". Ambiance...


Lecce et Genoa, un ticket pour deux


La Serie B connait déjà deux futurs pensionnaires, Cesena et Novare.  Mais l'indécision est totale concernant l'équipe qui les accompagnera. Lecce vient de frapper un grand coup en prenant un point face au leader et sous l'impulsion de ses deux jeunes pépites Bertolacci et Muriel. L'équipe de Serse Cosmi n'a pas dit son dernier mot.
Après 14 matches sans victoires, Genoa s'est enfin imposé. Une victoire sur le fil dans un stade désert pour cause de huis clos. C'est grâce à un magnifique coup franc du serbe Bosko Jankovic que le club doyen du calcio se donne un peu d'air.  Un missile opportun pour les supporters rossoblu qui ne souhaite pas rejoindre le club rival de la Samp à l'étage inférieur et subir les railleries de son ennemi intime.

Jérôme Olivari

mercredi 2 mai 2012

Paris n'est pas mort

Paris peut encore remercier Nenê. (Photo AFP)
Après le nul de Montpellier hier (2-2), Paris avait l’occasion ce soir de revenir à trois longueurs des héraultais. Et les parisiens n’ont pas failli. Victorieux 2-0 de l’AS Saint-Etienne, le club de la capitale se remet à rêver au titre.

Bien organisés défensivement et dangereux en contre, les verts ont posé quelques problèmes à l’arrière garde parisienne. Mais à deux reprises, les hommes de Carlo Ancelotti ont fait sauter le verrou stéphanois. D’abord, en première période. À la lutte avec Marchal, Ménez s’écroule dans la surface de réparation. Après quelques secondes de flottement (et Nenê qui est allé pleurer auprès de l’arbitre assistant), l’arbitre accorde un penalty plus que généreux aux parisiens. Nenê ne tremble pas, et inscrit son 17ième but de la saison (1-0, 21ième). Puis en fin de match, c’est Pastore qui reprend un centre de Jallet (2-0, 88ième). L’argentin confirme son regain de forme après son but marqué dimanche face au LOSC. De bon augure pour le sprint final.

Saint-Étienne rate le coche.

Les verts avaient fait le choix de défendre et de contrer. Une tactique plutôt cohérente, quand on connait la vitesse d’Aubameyang ou la puissance de Sako. Un schéma que les hommes de Christophe Galtier ont bien respecté, se créant quelques situations dangereuses. Aubameyang, plein de malice, profite d’une hésitation de Sirigu pour piquer le ballon au-dessus du portier parisien. Mais Camara reste vigilant et écarte le danger (30ième). Le gabonais, encore lui, bien servi par Sako dans la surface, élimine Sirigu mais son crochet trop long ne lui permet pas de trouver le cadre (63ième).
La défaite de Rennes et le match nul de Toulouse permettent à l’ASSE de rester au contact du wagon pour l’Europa League. Une défaite « sans trop de conséquences » donc, même si les foréziens, bien en place, auraient pu espérer mieux.

Mais Paris a fait le métier. Solide, les parisiens ont assuré l’essentiel face à des stéphanois qui n’ont pas démérité. Le mano à mano continue en tête de la Ligue 1 entre le PSG et le MHSC.

Romain Colange

Mission accomplie pour Naples


Naples a répondu présent ce soir, en match avancé de la 36ème journée de Serie A en battant Palerme sur le score de 2 à 0. Dans la course à la 3ème place, qualificative pour la champions leauge, les napolitains mettent la pression sur ses poursuivants, désormais interdits de tout faux pas.

Lavezzi sur le banc, c'est Pandev qui était titularisé au côté de Cavani. Et le macédonien a réalisé le seul geste de classe qui a soulevé les tifosi du Stadio San Paolo. Un enchainement amorti poitrine dos au but suivi d'une ouverture dans le dos de la défense palermitaine, conclut par Hamsik pour le break avant la pause.

Les napolitains, qui se sont procurés les meilleures occasions en début de match, ont ensuite géré. Cavani a essayé en vain de déstabiliser la défense rosanera mais l'absence de son compère Lavezzi s'est cruellement faire sentir. Esseulé, il s'est comme à son habitude montré généreux dans l'effort mais il s'est très peu souvent retrouvé en position de frappe. L'uruguayen a quand même fait parler la poudre, en ouvrant le score sur un pénalty contestable.

Les napolitains se sont ensuite contentés de gérer leur avance, Palerme ne jouant que par accoup. Sans Miccoli, auteur de 13 buts cette saison, l'attaque palermitaine a manqué d'inspiration. Ilicic et Hernandez n'ont eu que peu de ballons exploitables. Et les rares tentatives siciliennes sur des tirs lointains n'ont jamais inquiété De Sanctis.

Une victoire sans saveur, dans un match terne mais au combien important pour les hommes de Walter Mazzarri. Le club du président De Laurentiis semble avoir digéré l'après ligue des champions et a retrouvé une énergie qui lui faisait défaut ces derniers temps. Malgré un effectif moins riche que ses concurrents, Naples s'accroche a cette 3ème place, objectif affiché par un président toujours aussi ambitieux, qui augurerait un recrutement "Da champions"au plus grand bonheur du peuple napolitain.

Jérôme Olivari