jeudi 3 mai 2012

Résumé 36ème journée: Tout est relancé

Dans la course au Scudetto, Milan profite du faux pas de la Juve pour revenir à un tout petit point. Suspense aussi pour les places européennes. En bas de tableau, Lecce et le genoa sont toujours à la lutte pour se sauver de la relégation.

Muriel, Robin des Bois du Milan AC


Le colombien a joué un sale tour au club piémontais au plus grand bonheur des milanais. Alors que la Juventus se dirigeait tranquillement vers un nouveau succès, l'attaquant de Lecce a profité d'une erreur de Gianluigi Buffon pour égaliser à 5 minutes du coup de sifflet final.

Incapable de tuer le match face à un adversaire à 10, les turinois peuvent se mordre les doigts. Vidal, pourtant buteur lors des deux derniers matches s'est montré maladroit. La pression du titre  s'est faite ressentir au fur et à mesure de la partie, rendant les turinois plus fébrile qu' habituellement.

Son concurrent direct, lui n'a pas laissé passer sa chance. Muntari a rapidement ouvert le score. Mais contrairement aux turinois, les milanais se sont contentés de gérer, poignardant l'Atalanta dans les arrêts de jeu  sur une tête de Robinho. L'espoir est plus que jamais présent pour des milanais qui arrivement surmotivés pour le derby dimanche. " On arrive gonflé à bloc"  a déclaré Massimiliano Allegri.

L'inter cale, Naples en route vers la Champions League


Naples profite de la première défaite de l'Inter sous l'aire Stramaccioni et du nul des deux équipes romaines pour se détacher du groupe de  prétendants à l'Europe. Mais l'Udinese vainqueur chez la lanterne rouge Cesena (0-1) garde le rythme. La lutte pour la 3ème place s'annonce indécise. Pour le quatuor européen pour la Champions League, les années se suivent et se ressemblent.

Le pétage de plomb de Delio Rossi


Le coup de sang de l'entraineur de la Fiorentina lui aura été fatal. Alors qu'il est mené 2 buts à 1 contre Novare, Delio Rossi fait sortir Adem Ljajic à une demi-heure de la fin du match. Ljajic chambreur, le félicite. Ce qui n'est pas du goût de son entraineur qui l'empoigne  et le frappe violemment. Le spectre de la descente qui menaçait la viola a créer une ambiance électrique qui aura eu raison de l'entraineur. Le président, dès la fin du match a annoncé le licenciement de son coach pour " acte grave". Ambiance...


Lecce et Genoa, un ticket pour deux


La Serie B connait déjà deux futurs pensionnaires, Cesena et Novare.  Mais l'indécision est totale concernant l'équipe qui les accompagnera. Lecce vient de frapper un grand coup en prenant un point face au leader et sous l'impulsion de ses deux jeunes pépites Bertolacci et Muriel. L'équipe de Serse Cosmi n'a pas dit son dernier mot.
Après 14 matches sans victoires, Genoa s'est enfin imposé. Une victoire sur le fil dans un stade désert pour cause de huis clos. C'est grâce à un magnifique coup franc du serbe Bosko Jankovic que le club doyen du calcio se donne un peu d'air.  Un missile opportun pour les supporters rossoblu qui ne souhaite pas rejoindre le club rival de la Samp à l'étage inférieur et subir les railleries de son ennemi intime.

Jérôme Olivari

mercredi 2 mai 2012

Paris n'est pas mort

Paris peut encore remercier Nenê. (Photo AFP)
Après le nul de Montpellier hier (2-2), Paris avait l’occasion ce soir de revenir à trois longueurs des héraultais. Et les parisiens n’ont pas failli. Victorieux 2-0 de l’AS Saint-Etienne, le club de la capitale se remet à rêver au titre.

Bien organisés défensivement et dangereux en contre, les verts ont posé quelques problèmes à l’arrière garde parisienne. Mais à deux reprises, les hommes de Carlo Ancelotti ont fait sauter le verrou stéphanois. D’abord, en première période. À la lutte avec Marchal, Ménez s’écroule dans la surface de réparation. Après quelques secondes de flottement (et Nenê qui est allé pleurer auprès de l’arbitre assistant), l’arbitre accorde un penalty plus que généreux aux parisiens. Nenê ne tremble pas, et inscrit son 17ième but de la saison (1-0, 21ième). Puis en fin de match, c’est Pastore qui reprend un centre de Jallet (2-0, 88ième). L’argentin confirme son regain de forme après son but marqué dimanche face au LOSC. De bon augure pour le sprint final.

Saint-Étienne rate le coche.

Les verts avaient fait le choix de défendre et de contrer. Une tactique plutôt cohérente, quand on connait la vitesse d’Aubameyang ou la puissance de Sako. Un schéma que les hommes de Christophe Galtier ont bien respecté, se créant quelques situations dangereuses. Aubameyang, plein de malice, profite d’une hésitation de Sirigu pour piquer le ballon au-dessus du portier parisien. Mais Camara reste vigilant et écarte le danger (30ième). Le gabonais, encore lui, bien servi par Sako dans la surface, élimine Sirigu mais son crochet trop long ne lui permet pas de trouver le cadre (63ième).
La défaite de Rennes et le match nul de Toulouse permettent à l’ASSE de rester au contact du wagon pour l’Europa League. Une défaite « sans trop de conséquences » donc, même si les foréziens, bien en place, auraient pu espérer mieux.

Mais Paris a fait le métier. Solide, les parisiens ont assuré l’essentiel face à des stéphanois qui n’ont pas démérité. Le mano à mano continue en tête de la Ligue 1 entre le PSG et le MHSC.

Romain Colange

Mission accomplie pour Naples


Naples a répondu présent ce soir, en match avancé de la 36ème journée de Serie A en battant Palerme sur le score de 2 à 0. Dans la course à la 3ème place, qualificative pour la champions leauge, les napolitains mettent la pression sur ses poursuivants, désormais interdits de tout faux pas.

Lavezzi sur le banc, c'est Pandev qui était titularisé au côté de Cavani. Et le macédonien a réalisé le seul geste de classe qui a soulevé les tifosi du Stadio San Paolo. Un enchainement amorti poitrine dos au but suivi d'une ouverture dans le dos de la défense palermitaine, conclut par Hamsik pour le break avant la pause.

Les napolitains, qui se sont procurés les meilleures occasions en début de match, ont ensuite géré. Cavani a essayé en vain de déstabiliser la défense rosanera mais l'absence de son compère Lavezzi s'est cruellement faire sentir. Esseulé, il s'est comme à son habitude montré généreux dans l'effort mais il s'est très peu souvent retrouvé en position de frappe. L'uruguayen a quand même fait parler la poudre, en ouvrant le score sur un pénalty contestable.

Les napolitains se sont ensuite contentés de gérer leur avance, Palerme ne jouant que par accoup. Sans Miccoli, auteur de 13 buts cette saison, l'attaque palermitaine a manqué d'inspiration. Ilicic et Hernandez n'ont eu que peu de ballons exploitables. Et les rares tentatives siciliennes sur des tirs lointains n'ont jamais inquiété De Sanctis.

Une victoire sans saveur, dans un match terne mais au combien important pour les hommes de Walter Mazzarri. Le club du président De Laurentiis semble avoir digéré l'après ligue des champions et a retrouvé une énergie qui lui faisait défaut ces derniers temps. Malgré un effectif moins riche que ses concurrents, Naples s'accroche a cette 3ème place, objectif affiché par un président toujours aussi ambitieux, qui augurerait un recrutement "Da champions"au plus grand bonheur du peuple napolitain.

Jérôme Olivari

mardi 1 mai 2012

La guerre continue à Manchester

Vincent Kompany peut exploser. Il a replacé City sur la route du titre. (Photo AP)

Hier soir, Manchester City est venu à bout de Manchester United à l'Etihad Stadium. Une victoire 1-0, qui permet aux Citizens de prendre la tête du Championnat, grâce à une meilleure différence de but (+ 8).

Depuis plusieurs mois, voir même le début de la saison, la planète football connaît le champion d'Angleterre. C'est Manchester, évidemment. La saison l'a prouvé, Manchester s'est affirmé comme un sérieux prétendant au titre. Mais, ce qu'elle ne dit pas, c'est quel Manchester sera sur la plus haute marche du podium. Le match de hier soir a donc apporté un début de réponse.

Et les hommes de Roberto Mancini ont frappés un grand coup. Ou plutôt Vincent Kompany. Un grand coup de tête d'ailleurs. Sur un corner tiré par David Silva, le défenseur belge saute plus haut que tout le monde pour catapulter le ballon au fond des filets de David De Gea (45 +1). Un coup sur la tête (décidément) des joueurs de Sir Alex Ferguson. Juste avant la pause Manchester City prend l'avantage. Une catastrophe dans l'univers mancunien.

Yaya Touré en métronome

Car la suite du match fut brillamment maîtrisée par les Skyblues. Souvent critiqué pour ses mauvais résultats face aux grandes équipes (Défaite face à Arsenal, Naples, Munich, United et Liverpool), Manchester City a fait régner sa loi dans son fief. Collectivement impeccable, ils ont su gérer leur avantage durant les 45 dernières minutes. Avec un Yaya Touré en grande forme. Il a contrôlé le milieu de terrain, multipliant les va-et-vient entre la défense et l'attaque.

Côté United, cette défaite face à l'ennemi juré est difficile à encaisser. Difficile à comprendre les choix de Ferguson aussi. Titulariser Park-Ji-Sung, qui n'a pas de rythme, au lieu de l'Equatorien Valencia, l'un des meilleurs joueurs des Red Devils cette saison. Manchester, qui avait 8 points d'avance sur City il y a de cela 3 semaines, se retrouve à égalité avec son voisin, et se voit même dépassé à la différence de buts (+ 8). Un coup dur pour une équipe qui croyait filer vers un second titre d'affiler.

Mais cette victoire est surtout celle de Roberto Mancini. L'italien multipliait les déclarations dans la presse. Assurant que Manchester United allait être champion, qu'il était impossible pour son équipe de revenir. Des propos que l'ancien entraîneur de l'Inter Milan a réitéré quelques jours avant le choc. Une énorme pression en moins pour ses joueurs. Qui a permis aux Citizens d'apercevoir le titre de champion d'Angleterre, le premier depuis 1968, d'un peu plus près.

Thomas Acaries

Coup de tonnerre à Brest !

Alex Dupont n'a pas de soucis à se faire. Il retrouvera un club sans trop de difficultés. (Photo AFP/France 3)


A la surprise générale, Alex Dupont a été limogé le jeudi 26 avril dernier. Effet garanti pour la survie en Ligue 1 ? Non, vu le match catastrophique des Brestois à Auxerre, pour une cinglante défaite 4-0 ( et encore c'était déjà plié à la mi-temps). Une question déterminante repose sur cette décision : A quoi joue Brest?

Alex Dupont était bien plus qu'un entraineur pour Brest. Arrivé sur le banc du club breton quelques matchs avant la fin de la saison 2008-2009, il sauve tout d'abord le club de la relégation. 4 matchs, 2 victoires, 2 défaites. Brest est maintenu.
La saison suivante il crée la sensation. Le club termine deuxième de Ligue 2. Les joueurs auraient même pu remporter le titre et terminent à seulement deux petits points du premier, Caen. Une saison en apothéose, où Brest remporte 20 matchs, et possède plus de dix points d'avance sur le 4ème. Remarquable.
A l'issu de la saison Alex Dupont est sacré "Meilleur entraîneur de Ligue 2". Chapeau l'artiste. Surtout que les Finistériens n'avaient plus connu l'élite depuis la saison 1990-1991. Une éternité en somme. A l'époque on appelait encore ça la "D1", c'est dire ...

Surfant sur cette vague de succès, Alex Dupont est alors surnommé "Sir Alex". Sorte de magicien de l'Ouest, anobli symboliquement par les supporters. Une belle histoire naît, entre les Brestois et cette "grande gueule" du football français. Pas avare lorsqu'il faut parler football, Alex Dupont parle avec un franc-parlé et une sincérité qui devrait inspirer beaucoup d'entraîneurs français. A l'aube de son dernier match, c'était face à Rennes, il a 10 jours il déclarait en conférence de presse "J'ai hâte que la saison se termine. C'est vraiment usant. Mais on va se maintenir, j'en suis sûr". Honnête.

Viré à cinq journées de la fin

Mais revenons en à son histoire bretonne. En 2010-2011 donc, Brest atterrit en Ligue 1. Et tout le monde s'attend à ce que le club prenne l'ascenseur, direction deuxième étage. Mais sous la houlette de son "magicien", les bretons se maintiennent en première division. Mieux, ils terminent avec une meilleure défense que Saint-Etienne et Montpellier, entre autres. Mieux, ils laissent les places dans la zone rouge à des monstres du football français que sont Monaco et Lens. Voilà donc "Sir Alex Dupont", un peu plus de deux ans après son arrivée, en train de pérenniser Brest en Ligue 1.

La saison suivante on la connaît. Des tensions avec son président Michel Guyot, qui a mal pris le fait qu' Alex Dupont ne prolonge pas encore son contrat. Des résultats acceptables à domicile, avec une victoire probante face à Marseille mais contestables à l'extérieur (0 victoires).
Le président a choisit de se passer des services de son entraîneur. Celui qui a amené le club là où il est. Et ce à cinq journées de la fin. Regrettable pour un club qui avait un fort capital sympathie grâce à son entraîneur. Une incroyable faute de gérance du club, qui risque fort de se retrouver en Ligue 2 la saison prochaine. Avec pour avertissement la défaite 4 buts à 0 face au 20ème du championnat ce week-end.

Thomas Acaries