mercredi 25 avril 2012

Un choc titanesque

Le choc s’annonce monstrueux. D’un côté, un Real Madrid qui file vers le Graal après sa victoire sur le FC Barcelone samedi. De l’autre, un Bayern Munich qui a vu le Borussia Dortmund être sacré champion d’Allemagne ce week-end.

Revanchards les munichois. D’autant plus que la finale de la coupe aux grandes oreilles aura lieu dans l’antre des bavarois, à l’Allianz Arena. Forts de leur victoire 2-1 au match aller, les coéquipiers de Franck Ribéry partent avec une longueur d’avance. Excellent à l’aller, le français devra rééditer sa performance pour envoyer son équipe en finale. Il pourra compter sur l’aide des Schweinsteiger, Robben ou autres Kroos, pièces maîtresses de la machine munichoise. L’entraîneur du Bayern, Jupp Heynckes est très optimise et ne fait aucun complexe : « Nous n'avons pas peur. Je pense que nous allons passer en finale. » Le Bayern va donc jouer crânement sa chance. Mais attention à l’armada offensive madrilène.

Le Real, à toute vitesse

Avec plus de 150 buts inscrits toutes compétitions confondus cette saison, Madrid impressionne. Emmené par un Cristiano Ronaldo qui affole les compteurs, et un Karim Benzema qui a pris une autre dimension, l’attaque des merengues est irrésistible. L’équipe de José Mourinho se propulse vers l’avant à la vitesse de la lumière, et pose de très gros soucis aux défenses adversaires. L’arrière garde, qui n’est pas le point fort du Bayern, risque de vivre un match difficile ce soir. Devant leur public, le Real voudra valider son ticket pour la finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Et ainsi rêver à un doublé, au nez et à la barbe du rival catalan.

Romain Colange

Barcelone n'est plus invincible

Barcelone vient de vivre une semaine cauchemardesque. Après la défaite samedi face au Real Madrid, les catalans ne défendront pas leur titre de champion d’Europe. Tenu en échec 2 buts partout hier soir au Camp Nou, le barça est éliminé de la ligue des Champions.

Pourtant, tout avait si bien commencé pour les hommes de Pep Guardiola. Après des tentatives d’Iniesta et de Messi qui ne trouve pas le cadre, c’est Busquets qui débloque la situation. Parfaitement décalé par Alvés côté gauche, Cuenca centre pour Busquets qui trompe Petr Cech d’un plat du pied. 35ième minutes, les deux équipes sont à égalité sur l’ensemble des deux matchs.

Chelsea souffre, Chelsea est acculé dans sa moitié de terrain. Et les choses vont se gâter pour les blues. Coupable d’un coup de genou totalement gratuit sur Sanchez, John Terry est renvoyé au vestiaire par l’arbitre turc. Un geste inadmissible de la part du capitaine londonien. A souligner que Chelsea avait déjà perdu leur autre défenseur central, Cahill, qui a du céder sa place dès la 12ième minutes. Et comme si cela ne suffisait pas, Messi, pourtant pas très en vu depuis le début du match, adresse une merveille de passe à Iniesta, qui vient doubler la mise.

Deux zéro, à dix contre onze, la messe est dite. Et pourtant …

Chelsea héroïque.

Idéalement servi par Lampard, Ramires s’en va tromper Valdés d’un lob majestueux juste avant que l’arbitre ne renvoi les 21 acteurs aux vestiaires. A la mi-temps, Chelsea est qualifié. La physionomie de la seconde période est la même que la première. Barcelone campe dans la moitié de terrain anglaise. Une domination totale de la part des catalans, justement récompensés d’un pénalty après une faute de Drogba sur Fabregas. Messi, qui n’a jamais marqué contre Chelsea en 7 confrontations, à l’occasion de qualifier virtuellement le barça pour la finale. Mais le petit argentin trouve la transversale de Petr Cech. Chelsea à la baraqua. Ou la pression était trop forte sur les épaules du triple ballon d’or.

Les coéquipiers de Xavi n’abdiquent pas pour autant et font le siège de la surface de réparation des blues. Mais étrangement, Barcelone ne trouve pas de solutions. Barcelone est statique, comme contre Madrid. La faute entre autres à un Drogba exceptionnel, qui s’est transformé le temps d’une rencontre en latéral gauche. Le poteau trouvé par Messi à 10 minutes de la fin du match confirme que ce n’est pas la soirée des catalans. Comme un symbole, Fernando Torres vient tromper Valdés dans le temps additionnel. Cette fois, c’est fini.

Chelsea tient sa revanche et défiera soit le Real Madrid, soit le Bayern Munich, en finale.

Romain Colange

mardi 24 avril 2012

Résumé 34ème journée : La Juve y va tout droit


Le leader turinois n’a laissé aucune chance à son adversaire du jour. Milan, lui, marque encore le pas à domicile dans la dernière ligne droite. Le point sur cette 34ème journée.

Le top : Mirko Vucinic

L’ancien romain avait à cœur de briller face à ses anciens coéquipiers. Talonnade, déviation, le monténégrin a mis au supplice la défense romaine par des gestes de classe. Véritable fer de lance de l’attaque de la Vieille Dame, il n’hésite pas à venir prêter main forte à ses coéquipiers. Avec un Vucinic à ce niveau, la Juve peut viser le saint Graal.

Le flop : Genoa

Une ambiance délétère, des jets de fumigènes sur la pelouse de Luigi Ferraris ont contraint monsieur Tagliavento à suspendre le match pendant 20 minutes. La déroute face à Sienne (1-4) combinée au mauvais classement de l’équipe génoise (17ème) n’a pas été du goût des tifosi qui ont demandé aux joueurs de rendre leurs maillots. Ce n’est que grâce à l’intervention de Giuseppe Sculli qu’un retour à la normale a pu être possible.

Le chiffre : 24

Zlatan Ibrahimovic prend le large au classement des buteurs. Son but dans les arrêts de jeu permet au Milan AC de sauver les meubles dans la course au titre. Buteur lors des 4 derniers matches à domicile, le titre de capocannoniere se rapproche à grand pas.

La course au maintien : monuments en périls

Le Genoa et la Fiorentina flirtent dangereusement avec la zone de relégation. Lecce le premier relégable n’est qu’à un point du club génois qui va jouer deux matches à huis clos. Ce serait un coup dur pour une ville qui a déjà perdu un représentant l’an dernier en Serie A.

Le calendrier de la Fiorentina va être déterminant dans la course au maintien. Outre l’Atalanta et Novare, c’est le match face à Lecce qui devrait s’avérer décisif. Delio Rossi compte sur son jeune prodige Jovetic pour sauver une saison décevante pour ce club habitué à l'ESurope.

Jérôme Olivari

lundi 23 avril 2012

Dominer n'est pas gagner

Dominer n'est pas gagner... Et l'adage vaut désormais aussi pour le Barça.

Les Blaugranas reçoivent ce soir Chelsea pour les demi-finales retour de la Coupe aux grandes oreilles. L'heure est au rachat pour des catalans défaits consécutivement à Chelsea (dans un match dominé de la tête et des épaules) puis ,plus inquiétant, lors du Clasico de samedi dernier, face à un Real qui avait décidé de jouer un peu au ballon. Fucking Disgrace...

Alors évaporée la machine à gagner ? As et Marca se sont empressés de parler de "fin de cycle", ce qui a le don d'agacer les catalans.

Les Blues semblent eux revigorés depuis l'éviction d'AVB... Oui celui qui avait décidé de "rajeunir" un peu l'équipe et d'avancer l'âge de départ à la retraite de Drogba, Lampard & Cie... Ambitieux le jeune homme ! Il s'est d'ailleurs heurté à un roc... En attendant, c'est Roberto Di Matteo qui assure l'intérim, plutôt bien d'ailleurs, bien aidé par les trentenaires du vestiaire. Ca ne vous rappelle rien ? Mais si, Domenech en 2006 qui rapelle Zidane, Thuram et Maké à la rescousse. Oui le vestiaire de Chelsea semble un peu en auto-gestion, mais ça lui va bien .

Alors quel plan de jeu pour les Londoniens au Nou Camp ? Elément de réponse avec Fernando Torres : "De nombreuses équipes qui affrontent le Barça pensent qu'il faut leur subtiliser le ballon, je ne pense pas que ce soit possible. Si vous cherchez à leur prendre le ballon, vous n'y arriverez pas, vous vous fatiguerez et laisserez plus d'espaces à l'adversaire". Traduire : On va défendre à 10 et les laisser jouer au toque le plus loin possible de Petr Cech. Faire 2 ou 3 tacles rugueux au milieu du terrain. Mourinho Style.

Chez les culés la philosophie de jeu reste immuable : "se jeter à l'attaque. Il faudra avoir au moins 70% de possession de balle pour se créer suffisamment d'occasions et pour se qualifier." Dixit Gérard Piqué. La bande à Guardiola est remontée. Il va y avoir du sport !

Beaucoup de catalans estiment que l'ennemi numéro un du Barça est le Barça himself. Cette équipe qui a marché sur l'Europe doit conserver la soif de succès et l'alchimie collective qui la caractérise. Pour cela elle sera bien aidée par Xavi Hernandez, l'homme aux 350 passes en moyenne par match. Il est le maestro de l'équipe : un mix de Didier Deschamps pour l'abbatage défensif et de Pirlo pour la vision du jeu. Ce soir encore il devrait éclairer le Camp Nou de sa vista légendaire. Torres ne s'y trompe pas : "Xavi et Iniesta sont capables de dicter le rythme d'une rencontre. Quand on joue face à eux, il faut savoir que ce sont eux qui guident la partie".

Alors préparez vous à une domination Blaugrana sans partage. Mais comme on l'a vu à l'aller : dominer n'est pas gagner...


Mike Laskar

Dortmund au huitième ciel, en attendant l'histoire

Götze, Hummels, Felipe Santana et Großkreutz sont sur un bateau...

Presque trop facile.

Le Westfalenstadion a explosé samedi pour la victoire du BVB.09 contre l'autre Borussia, celui de Mönchengladbach, sur le score de 2-0 (buts d'Ivan Perišić et Shinji Kagawa). Cette 23ème victoire de la saison signifie pour Dortmund l'obtention de son huitième Meisterschale, le deuxième en deux ans. Un doublé qui fait tirer la tronche à bien des munichois, tant la domination des Schwarzgelben a été forte sur cette Bundesliga cuvée 2011-2012.

Pour Mönchengladbach, cette défaite met à mal leurs ambitions européennes. Quatrièmes à deux points de Schalke 04 qui a été accroché par Augsburg, l'autre Borussia va devoir batailler ferme pour ne pas se contenter "seulement" de l'Europa League. Déjà un exploit en soi au vu de leur saison 2010-2011. La marche était trop haute pour eux Samedi. Surtout contre l'armada emmenée par Robert Lewandowski.

Dans le duo de tête depuis la douzième journée (un coup avec leurs adversaires du soir, un coup avec le Bayern), la machine jaune et noire a pris la première place aux dépens du Rekordmeister dès le vingtième acte, pour ensuite ne plus la lâcher.
Il y a bien eu des sceptiques en début de saison en voyant Dortmund faire un mauvais départ -onzièmes après six journées-, mais les doutes ont été rapidement dissipés grâce à la belle série du club toujours en cours à ce jour. Depuis le 18 septembre et une défaite 2-1 contre Hanovre, le club de la Ruhr est invaincu en championnat. C'est fort, très fort.

Le seul bémol que l'on pourrait trouver sur la saison des hommes de Jürgen Klopp est celui de leur campagne européenne. Dans un groupe de C1 pourtant abordable (Arsenal, l'OM et l'Olympiakos), les allemands ont terminé derniers de leur groupe, notamment à cause de leur défaite 2-3 contre les marseillais dans leur antre du Signal Iduna Park lors de la dernière journée de la phase de poules. Cette élimination leur a sans doute permis de conserver des forces pour le reste de l'année, à l'inverse du Bayern qui lui est toujours engagé dans la compétition aujourd'hui.

La saison n'est pas pour autant terminée pour Dortmund. Avec un total de 76 points à deux journées de la fin de cette Bundesliga, ils peuvent devenir la première équipe à dépasser la barre des 80 points. S'ils ne perdent pas, ils pourront aussi essayer la saison prochaine de battre le record d'invincibilité en championnat, détenu par Hambourg et ses 36 matchs sans défaite entre 1981 et 1983.

S'ils réussissent ces exploits historiques, ce serait un joli pied de nez aux munichois. Un de plus. Et ça ferait bien marrer le peuple noir et jaune.

Flo David